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Réflexions cathodines - Page 18

  • De l'exercice des trois pouvoirs selon Pascal

    Les antivax, une minorité vindicative pas tout à fait comme les autres, nous dit Pierre Cormary dans Causeur.


    Dès le début de son propos l'auteur disqualifie son argumentaire en parlant de sectes antivax, mais il faut bien lui répondre.

     

    Si l’été fut marqué par une révolte de double nature, antivax et antipass, on peut distinguer les deux rébellions. L’une porte sur le doute scientifique, l’autre sur le refus de mesures autoritaires. Les deux sont acceptables dans notre esprit, même si la première s’appuie sur un fatras Youtubé de rumeurs parfois bien peu sérieuses. On songe notamment au fameux film Hold-Up qui leur donna le signal de départ. Fut-elle maladroite sa manifestation reste légitime. Que l’on songe aux fadaises et mensonges éhontés du gouvernement lors des débuts de cette crise sanitaire ! Que l’on songe à la soi-disant étude sur le traitement du Pr. Raoult. Etc. Ce faisant le citoyen, l’homme-sensé, y perdit son latin et sa croyance en la parole scientifique.

     

    Cette tache sur la science est dramatique pour la société car elle délégitimise l’appel au pouvoir de l’ordre. Elle avait pris corps au sujet du réchauffement climatique depuis une dizaine d’années. Mais nous placions la susdite tache sur les politiques qui manipulaient l’opinion à ce sujet et pratiquent depuis une omerta sur toute parole n’allant selon ce credo. Nous restions cependant globalement croyants en les scientifiques. Cela n’est plus, tant la guéguerre à laquelle ils se sont livrés nous paraît éloignée des séances de l’académie. Et nous sommes là, ne sachant plus que croire, chacun exerçant ses choix selon sa prudence.

     

    Mais qu’un Cormary vienne nous dire que le danger des révoltes politiques de droite porte en germe intrinsèque le danger de fascisme prête à rire, tant l’on sait d’où en vinrent les instanciations au regard de l’histoire. Moscou, Berlin, Rome, etc. D’ailleurs le même le démontre en son propos : « (…) nous, les provax et pro passe, pouvons apparaître péremptoires, intolérants, peut-être même méprisants. Mais quoi ? Il faut bien protéger les gens contre eux-mêmes – que ce soit sur le plan sanitaire comme intellectuel. Impossible de mettre leur « doute », « questionnement » et autre « réflexion » au niveau des nôtres. Impossible même de considérer qu’ils font partie de la dialectique d’où surgirait une vérité supérieure. » Fermez le ban !

     

    Si une telle vision de la réflexion politique ou sociétale reste encore à la Gauche, elle démontre effectivement l’impossibilité de trouver une vérité supérieure qui rassemble un tant soit peu la société. On pourrait dire : Ce qui s’appelle se tirer une balle dans le pied.



    Si Dieu fit que le 9ème commandement nous demande de ne porter de faux-témoignage, on eut aimé qu’un 11ème eut interdit la c…



    A contrario – et sur ce point nous pouvons rejoindre l’auteur de Causeur – dénoncer la cancel culture et autres féministes ou racialistes est tout à son honneur. Cela sauve, un peu, son écrit…



    Quant à moi, je préfère demeurer dans l’ordre de la charité, celui du Pape François et qu’évoque B. Renouvin sur son blog. Même si l’on doit considérer que l’ordre de la protection bon gré mal gré, celle qu’imposerait le pouvoir sur un tel sujet, ne deviendrait légitime qu’après la restauration de la crédibilité dans les dires de la science.

     

    https://www.causeur.fr/les-antivax-une-minorite-vindicative-robert-menard-208685

     

    https://bertrand-renouvin.fr/

     

  • Le pass-sanitaire ou porter une verge blanche ?

    On nous bassine avec le pass-sanitaire. Les manifs contre. La privation de liberté que cela représenterait.

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  • Delphine Batho - La décroissance imposée

    Dans la lignée des sottises des puissants on doit placer l’interview de Delphine Batho chez Bourdin lundi dernier. Elle se présente comme une candidate à la primaire écologiste sous le programme d’une écologie assumant une décroissance. Prenant appui sur les brocantes, vides-greniers et Le-bon-coin elle justifie que l’on a moins besoin de produire, et qu’une poussette utilisée quelques mois peut servir une seconde fois puis une troisième, etc.

    Seule l’impertinence dont je dois user avec limite me fait dire au sujet du réemploi des objets que les maires écolos qui décident sans concertation aucune d’instaurer des ZFE (zone à faibles émissions) sont mal placés pour donner des leçons ou faire du réemploi et de la décroissance un axe majeur de leur programme politique : Que l’on songe aux véhicules qui seront mis au rebut et devront être remplacées par des productions chinoises aux batteries consommatrices de terre rares. Le bon sens, chère Delphine Batho, impose de rester dans le réel, sans dogmatisme, fut-il pour plaire aux boboïsés des grandes métropoles.

    De même, quand vous exprimez comme un choix "assumé" et "volontariste" cette décroissance – comprendre un choix imposé aux citoyens -, vous ne pouvez par la suite invoquer la laïcité – liberté des libertés, dites-vous – comme l’assurance d’être entièrement libre de ses opinions. Car celles-ci s’expriment en actes. En actions.

    Et si la liberté d’opinion fut respectée jusque dans les camps Nazis, celle-ci ne permettait pas aux prisonniers d’agir librement. Vous avez bon dos d’invoquer la liberté de penser quand elle ne s’associe plus à celle d’agir, dès lors que vous voulez formater les pensées pour faire admettre cette décroissance.

    Si vous me l’autorisiez, je vous interrogerais volontiers sur le nombre de scientifiques climato-sceptiques qui purent s’exprimer auprès de vous du temps que vous étiez ministre de l’écologie. Ah, mais oui ! Suis-je bête… La liberté de penser ne se doit trouver que dans la cadre des dogmes autodéclarés par certains…

    Décroissance ? Question de vie ou de mort pour l’humanité disiez-vous, intimant à chacun de s’engager à connaître le bonheur de l’écologie – la formule est de vous. Sans vous ! Ou du moins sans vous au pouvoir, Madame !

    Bertrand du Boullay