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Réflexions cathodines - Page 14

  • Les motifs de l'abstention



    Doit-on les voir dans l'attitude d'un cadre des Républicains, Renaud Muselier, ancien ministre de Jacques Chirac ? Avec son ami Estrosi et le J.C. Gaudin, ils avaient réussi à prendre la région PACA à la gauche. Il vient de lancer un appel à voter NUPES contre le RN ? On avait connu L'U.M.P...S, mais il franchit un pas de plus : mieux vaut un élu communiste ou islamo-gauchiste de LFI à l'Assemblée qu'un "raciste" du RN ! Mieux vaut un admirateur de Staline (ou de Poutine) qu'un amoureux de la France ! Mieux vaut une voilée ou un barbu qu'une Marion...

    Mais aussi : Doit-on chercher un motif dans l'attitude de ces présidents qui insultent les citoyens ? Hollande et les sans-dents, Macron et les illettrés ? Ou peut-être dans le désamour de la France, que Macron illustra si bien en piétinant l'art et la culture françaises qu'il n'avait jamais rencontrées ?

    L'insulte ad-hominem vexe. Elle renferme sur lui-même celui qui la reçoit. Celle à la France qui fut un des phares du monde, "terre des armes, des arts et des lois" coupe le candidat de l'enracinement auquel tient l'électeur. Le programme de qui se réclame du pire régime qui fut, le communisme, comme celui de la pire civilisation que le monde ait connue, l'islam, écartait les braves gens auxquels il restait une certaine connaissance historique.  Celui d'un macroniste qui méprise ce qui fit et ce que fût la France devient un obstacle dirimant pour tout un peuple soucieux de perpétuer et transmettre. Celui d'un Muselier de même, lui qui par son choix renie le passé de son parti (dont un certain Thierry Mariani était membre) et même les avis de feu son grand-père, l'amiral Émile Muselier (libérateur de St Pierre et Miquelon), qui s'opposait aux conflits entre Français, Vychistes ou Gaullistes (Jean-Paul Eyrard in Revue historique des Armées - 2013).

    Les retournements de veste n'ont jamais entraîné une hausse de la participation électorale. Pas plus que les changements de cap une fois que l'on est au pouvoir : Sarkozy et l'ouverture, Macron élu par la gauche mais nommant des ministres de (fausse) droite, etc.

    Et puis, car il faut bien le dire, ce mépris pour le peuple dont Macron et d'autres font montre, n'est-il pas la marque des années 2000 ? Là  où Mitterrand recula en 1984 devant les manifs pour l'École libre, Hollande fit gazer celles, pas moindres ! de LMPT en 2013. Là où De Gaulle se retira en 1979 après le référendum sur la régionalisation,  Sarkozy-Chirac adoptèrent le traité de Lisbonne malgré le Niet de celui de 2005. Là où l'on eut des Grenelle en 1968 avec les syndicats, on eut les péroraisons de Macron devant les Gilets-jaunes.

    Pire ! Quand les plus hauts représentants de l'État se comportent ainsi, ils enseignent leurs soutiens à agir de même. Ainsi de simples députés comme Élise Fajgeles ignorent jusqu'où montant du Smic (cf. Cnews Morandini), d'autres reçurent la consigne par le 1er ministre de ne pas parler aux Gilets-jaunes (cf. Schiappa, Davet-Lhomme).

    L'homme insulté se détourne, sa France n'est pas la leur. Sartre - pour une fois -  avait-il raison ? "Élections, piège à c..." Citons Coluche : "Si voter changeait quelque chose il y a longtemps que ce serait interdit." 

    2023 verra-t-il les Gilets-jaunes revenir, de rouge colère vêtus ?

  • Le débat de mercredi. Faut-il le faire ?

    Qu'apporte-t-il ? Sommes-nous dans un combat ou dans la quête d'une compréhension de ce que proposent les candidats ? S'agit-il de s'invectiver l'un l'autre ? Est-il encore nécessaire de le faire ? Les tweets et les parutions multiples dans les médias n'ont-ils suffi pour ce faire ?

    Depuis les Gaulois la France aime les combats des chefs ! Mais tout de même... Répéter à l'envi David contre Goliath, rejouer Achille et Hector, observer en les narquant un nouvel épisode d’Abraracoucix et Aplusbégalix… Est-ce indispensable ? Je ne le crois pas.

    Qu'apportent ces façons de procéder ? Des criailleries, des railleries, des noms d'oiseaux, etc. Un trait qui restera. Un bon mot… Mais qu'apprend-t-on de la stratégie industrielle, agricole, économique ou sociale des deux prétendants ? Rien, ou quasi rien. Qu'apprend-t-on de leurs vues concernant la famille (la société) ? De celles de la place de la France dans le monde ? Le programme général de la candidate du RN comporte 36 pages, et 17 documents thématiques pour un total de 333 pages. Qui les lut ? Qui les lira ? Qui en fera une synthèse économique honnête ? Quel grand média reprendra que sur 10 à 15 Md€ réclamés par le fisc aux contribuables (selon les années), seul 50% sont effectivement recouvrées ? Qui relèvera que la fraude à la TVA et celles aux prestations sociales soient évaluées par Bercy à 15 Md€ chacune, et que nul organisme ne s’occupe drastiquement de les récupérer ? Qui interrogera les programmes des candidats devant le j’m’en-foutisme de la fonction politique envers les rapports des cours des comptes, locales et régionales ? Les animateurs de plus gros médias sont loin de ça. Une minute d’antenne de François Lenglet sur TF1 au 20h répond-t-il à ce besoin ?

    Qu'apprend-t-on enfin des actions passées de nos deux candidats ? De leurs erreurs et leurs échecs ? De leur sincérité et de l'authenticité de leurs dires ? De la confiance qu'on accorderait à l'un ou à l'autre en vertu du caractère ferme et résolu de leurs intentions ?

    Qu'apprend-t-on, enfin, de leur probité ?

    Les Français sont frivoles. Ils aiment que l'on s'étripe et qu'on tance l'adversaire. Qu'on montre sa belle gueule. Certains n'ont-ils pas regretté qu'un Barnier ou un Lemaire ne fut candidat.
    La France est ainsi. On aime les grandes gueules. Ceux qui ont le verbe haut plus que ceux qui réfléchissent. On aime les orateurs plus que les écrivains, les paroles très courtes plus que les programmes. La société médiatique ne consacra pas la moindre émission de synthèse à ceux-ci. Elle préfère surfer sur l'écume des vagues outrancières des réactions devant tel ou tel bout de phrase sorti de tout contexte. Faire du buzz… Faire de l’audience. Capter pour elles et leurs publicitaires le temps de cerveau disponible des téléspectateurs. Pitoyable…

    Des exemples topiques nous furent donnés dans cet entre-deux tours : Jeudi, lors de sa conférence de presse, Marine Le Pen eut beau expliquer que sortir du commandement intégré de l'OTAN n'était que revenir à la situation d'avant 2009 et que se lancer dans quelque Frexit n’était de ses intentions, sitôt la conférence terminée,  sur les plateaux de BFM et LCI, des personnalités politiques pro-Macron se permirent de dire sans qu’elles ne fussent reprises par l'animateur que le RN venait de démontrer qu’il comptait sortir de l’OTAN et de Bruxelles ! Ces réactions d’après la conférence furent ensuite, bien sûr, reprises en boucle dans les bandeaux de (fausses) informations. No comment !

    Ce système médiatique nous tient. Il nous lassallise – selon le néologisme du candidat pyrénéen. Pendant ces temps, LR, LREM, et LFI macrone – selon cet autre inventé par les Ukrainiens. Il nous gave de paroles et nous laisse sur notre faim de comprendre de nos candidats les actions futures et certaines, comme celles passées.

    Que faire ? Relayer et relayer encore les éléments du programme de Marine Le Pen. Sur les marches, dans les boîtes aux lettres, etc.

    Au fait, où donc sont passés les M€ de Macron qu’il gagna chez Rothschild ?


  • La déformation et l'amalgame

    Deux suggestions aux médias et à ceux qui y paraissent : le choix des mots des commentateurs et les interdictions que subissent des Russes célèbres, vivants ou morts.


    Ma sympathie pour la Sainte-Russie ne m’empêche pas de plaindre les victimes innocentes des opérations guerrières que mène Poutine. Ni de considérer qu’en dépit de ce dont nous nous plaignons en France, notre sort est quand même meilleur que celui des grandes cités de l’Ukraine.

    Cela dit, je me permettrai de faire deux suggestions aux médias et à ceux qui y paraissent : le choix des mots des commentateurs et les interdictions que subissent des Russes célèbres, vivants ou décédés. 

    Je suis particulièrement révolté par le manque de pertinence dans les titres employés par les radios et autres médias. Parler de bombardement quand un, deux ou trois immeubles ont été détruits est une ineptie. Surtout quand il est dit dans le même temps qu’on a à déplorer des morts en les comptant sur les doigts d'une main de menuisier. On eut pourtant des exemples récents de ce qu’est un ‘bombardement’. Songeons à Bagdad suite à l’opération tempête du désert… Songeons à ceux du Vietnam. Ne devrait-on pas parler d’un tir de missile ou à minima d'un bombardement ciblé et non pas d'un bombardement généralisé de toute une ville ? Ou bien serait-ce que ces immeubles (vides ?) furent parfois détruits pour la force des images ?

    Dans la guerre des mots et dans la désinformation toujours possible des photos, comment savoir ? Nous sommes bien impuissants pour émettre le moindre jugement. L’Histoire le fera. Peut-être… Mais nous avons le droit d’exprimer dès à présent notre insatisfaction quant à la façon dont nous sommes informés.

    Et s’il nous est interdit d’employer le vocable d’opérations guerrières, si nous devons au plus profond de notre esprit faire nôtre le mot de guerre, nous pouvons au moins être à demi soulagés que les conflits récents – celui-ci inclus – fassent moins de victimes que ceux d’autrefois. Car même s’il se dit que 14000 personnes trouvèrent la mort au Donbass depuis une dizaine d’année, même si selon le journal de référence, Le Monde, 377000 victimes furent à déplorer au Yémen (1), selon le gouvernement Ukrainien, samedi dernier, le nombre de soldats tués était de 1300. Deux semaines et demi de conflit de haute intensité (dit-on) pour 1300 morts. Nous sommes loin – Dieu merci ! – des 60000 soldats décédés officiellement durant l’offensive allemande de mai-juin 1940…

    Quant à l’amalgame qui pousse un peu partout et trop souvent les autorités à exclure tout ce que la Russie apporte et a apporté à la Culture et la Civilisation… De la musique à la Foi (doit-on retirer le Pèlerin Russe des étals ?), de la littérature à la peinture, de la vie présente des étudiants russes en Europe à la science et au sport, … Partout l’on constate par trop la facilité de pratiquer l’amalgame entre tout cela, tous ceux-là et le Dictat'Urs du Kremlin – si je puis inventer l’expression.

    Disons le mot : Ceux qui ont encore une petite influence sur la pensée dominante mais savent faire autre chose qu’aboyer comme un BHL serviraient l’humanité en appelant à un minimum de justesse et d’intelligence dans les propos. Dans le regard. Dans les décisions des organismes nationaux ou internationaux.

    Les Grecs auraient-ils plus de culture et de mesure que la civilisation plus de deux millénaires après eux ? Assez des postures appelant à condamner l’infame quand on fit ami-ami avec lui depuis 20 ans ! Quand on l’honora en le recevant à Versailles (2) ! Quand on développa mille relations commerciales avec lui. Quand on poursuit de lui acheter ses matières premières ! Imagine-t-on Chrchill ou Roosevelt poursuivant des achats de charbon ou d’autre chose avec Hitler ? Tout cela est ridicule. Et tragique…

    Retrouver du bon sens. Et se méfier d'un dirigeant qui avait pour métier de jouer du piano avec son onzième orteil ou de se servir de sa guitare comme cache-sexe...

     

    1 - https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/24/en-sept-ans-la-guerre-du-yemen-aura-cause-la-mort-de-377-000-personnes-d-ici-la-fin-de-l-annee-2021_6103373_3210.html#:~:text=Y%C3%A9men-,En%20sept%20ans%2C%20la%20guerre%20du%20Y%C3%A9men%20aura%20caus%C3%A9%20la,la%20famine%20ou%20les%20maladies.

    2 - https://www.leparisien.fr/politique/poutine-recu-a-versailles-pourquoi-macron-a-fait-ce-choix-22-05-2017-6973293.php