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  • Delphine Batho - La décroissance imposée

    Dans la lignée des sottises des puissants on doit placer l’interview de Delphine Batho chez Bourdin lundi dernier. Elle se présente comme une candidate à la primaire écologiste sous le programme d’une écologie assumant une décroissance. Prenant appui sur les brocantes, vides-greniers et Le-bon-coin elle justifie que l’on a moins besoin de produire, et qu’une poussette utilisée quelques mois peut servir une seconde fois puis une troisième, etc.

    Seule l’impertinence dont je dois user avec limite me fait dire au sujet du réemploi des objets que les maires écolos qui décident sans concertation aucune d’instaurer des ZFE (zone à faibles émissions) sont mal placés pour donner des leçons ou faire du réemploi et de la décroissance un axe majeur de leur programme politique : Que l’on songe aux véhicules qui seront mis au rebut et devront être remplacées par des productions chinoises aux batteries consommatrices de terre rares. Le bon sens, chère Delphine Batho, impose de rester dans le réel, sans dogmatisme, fut-il pour plaire aux boboïsés des grandes métropoles.

    De même, quand vous exprimez comme un choix "assumé" et "volontariste" cette décroissance – comprendre un choix imposé aux citoyens -, vous ne pouvez par la suite invoquer la laïcité – liberté des libertés, dites-vous – comme l’assurance d’être entièrement libre de ses opinions. Car celles-ci s’expriment en actes. En actions.

    Et si la liberté d’opinion fut respectée jusque dans les camps Nazis, celle-ci ne permettait pas aux prisonniers d’agir librement. Vous avez bon dos d’invoquer la liberté de penser quand elle ne s’associe plus à celle d’agir, dès lors que vous voulez formater les pensées pour faire admettre cette décroissance.

    Si vous me l’autorisiez, je vous interrogerais volontiers sur le nombre de scientifiques climato-sceptiques qui purent s’exprimer auprès de vous du temps que vous étiez ministre de l’écologie. Ah, mais oui ! Suis-je bête… La liberté de penser ne se doit trouver que dans la cadre des dogmes autodéclarés par certains…

    Décroissance ? Question de vie ou de mort pour l’humanité disiez-vous, intimant à chacun de s’engager à connaître le bonheur de l’écologie – la formule est de vous. Sans vous ! Ou du moins sans vous au pouvoir, Madame !

    Bertrand du Boullay